L’ancien président de l’IEC élu président de la FVIB
7/12/2009
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L’assemblée générale de la Fédération des professions libérales et intellectuelles (FVIB), affiliée à l’UNIZO, a élu hier soir (mardi 1er décembre) l’expert-comptable Johan De Leenheer comme président et Jan Sap comme secrétaire général. Tous deux succèdent respectivement à Karel Tobback et Katrien Penne. Dans leur discours d’installation, les nouveaux élus ont fait part de leur vision claire sur l’avenir du secteur. « La Belgique compte aujourd’hui 212 906 professions libérales, qui représentent pas moins de 23 % de tous les indépendants. Ce nombre ne va faire qu’augmenter. Plus que jamais, elles doivent s’associer à la FVIB pour relever les trois principaux défis auxquels elles sont confrontées : la simplification administrative, la formation d’associations et la limitation de la responsabilité professionnelle. »
Johan De Leenheer (60 ans) ouvre son cabinet d’expertise comptable à Courtrai au début des années 1970. Très rapidement, il s’engage dans l’organisation professionnelle régionale des experts-comptables, et plus tard, dans l’organisation professionnelle nationale. Au sein de ce qui s’appelait alors l’Instituut der Accountants (IDAC, ou Institut des Experts- Comptables en français), il intervient dans la commission d’agréation et dans bon nombre de groupes de travail. Il contribue notamment à l’élaboration de normes de contrôle à l’intention des experts-comptables et des réviseurs d’entreprises dans le cadre de mandats particuliers. En 1998, il est nommé président de l’IDAC. Un an plus tard, il inaugure la nouvelle structure légale qui fait de l’IDAC l’Institut des Experts-comptables et des Conseils fiscaux (IEC). Il sera président de l’Institut pendant deux mandats, plus précisément jusqu’en 2004. C’est via l’IEC qu’il était représenté au sein des organes de gestion de la FVIB.
Jan Sap (39 ans), licencié en droit, démarre sa carrière d’avocat au sein du cabinet Storme-Leroy-Van Parys-Doolaege, à Gand. Trois ans plus tard, il prend ses fonctions au service d’étude de l’UNIZO, dont il est nommé directeur adjoint en 2003. Pendant cette période, il dirige la réorganisation des structures régionale et nationale de l’UNIZO. En 2006, Jan Sap est nommé directeur général. À compter de ce jour, il occupera également le poste de secrétaire général et dirigera les opérations journalières de la FVIB.
Trois grands défis pour l’avenir
Formation d’associations
Aujourd’hui, une personne sur trois exerçant une profession libérale travaille en association avec des confrères. Les études ou cabinets partagés semblent donc la pratique de l’avenir. La recherche d’un équilibre entre vie professionnelle et vie privée, le problème de la cession de la pratique, les avantages d’échelle et les besoins de spécialisation font de l’association une forme de travail attrayante mais aussi parfois indispensable. La FVIB veut continuer d’informer les professions libérales et de les aider à former des associations. À cette fin, la Fédération a mis sur pied un Centre de connaissances. La FVIB demande aux pouvoirs publics de soutenir politiquement les associations de professions libérales par le biais de stimulants financiers.
Limitation de la responsabilité professionnelle
Actuellement, les personnes exerçant une profession libérale sont responsables de manière illimitée vis-à-vis de leurs fautes professionnelles. Sans vouloir leur permettre d’échapper à leur responsabilité, le secteur insiste cependant pour instaurer une responsabilité plus réaliste. À l’heure actuelle, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à intenter des actions en responsabilité, que l’assurance des professions libérales ne peut pas toujours couvrir. En outre, les personnes qui exercent une profession libérale ont de plus en plus de mal à trouver un assureur disposé à assurer leur responsabilité. Dans l’intérêt de l’indépendant comme du consommateur, les pouvoirs publics étudient actuellement la possibilité de limiter la responsabilité professionnelle via une personne morale. La FVIB se dit satisfaite de cette évolution. La Fédération apporte d’ailleurs sa contribution à cette initiative et formule des propositions concrètes.
Simplification administrative
Tous les indépendants sont confrontés à de nombreuses tracasseries administratives. Toutefois, c’est chez les professions libérales que ces charges sont de plus en plus lourdes. De par leur mission sociale, ces personnes doivent remplir des formalités administratives supplémentaires qui leur sont imposées par les pouvoirs publics. Ces obligations compromettent peu à peu l’exercice de leur profession à proprement parler. La FVIB demande donc une réelle suppression progressive des charges administratives. La Fédération pense que l’amélioration de l’harmonisation entre le gouvernement fédéral et le gouvernement flamand et le développement du e-government pourraient constituer une solution au problème.