Focus sur la facturation électronique…

16/10/2013 -

Chères consœurs,
Chers confrères,

Savez-vous qu’en Belgique, près d’un milliard de factures sont envoyées chaque année. La plupart sont établies, enregistrées et payées de façon électronique, mais traitées encore majoritairement sur papier... De l’ordre de 20 % sont échangées par voie électronique, alors que l’objectif est à l’horizon 2020 d’atteindre 50 % !

Le constat peut surprendre, dès lors que l’on prête régulièrement à la facturation électronique, à juste titre, il est vrai, bien des qualités. Réduction significative des charges administratives (stockage, traitement, gestion plus rapide du contentieux en raison d’un pourcentage d’erreurs plus faible, impact écologique significatif…). Sans compter que c’est tout naturellement qu’elle s’intègre dans les processus d’échange de données et d’informations numériques, aujourd’hui en plein déploiement.

Qu’il s’agisse de communiquer ou de consulter des données et des documents, tenir une comptabilité, payer ou archiver, certifier et signer…, de nombreux actes de notre vie, tant publique que professionnelle, ont pris d’indéniables accents technologiques dans le cadre d’une évolution inéluctable. Faut-il également ajouter qu’en termes de traitement, les factures électroniques et papier sont sur le même pied d’égalité. Si l’on excepte l’autorisation du client, qui toutefois peut être implicite et donc plus nécessairement préalable, les entreprises peuvent choisir le procédé le plus approprié pour expédier, recevoir, traiter et archiver leurs factures électroniques. Seule contrainte : garantir l’authenticité, l’intégrité et la lisibilité. Et que, rayon archivage enfin, les factures électroniques peuvent être conservées tant sur papier que de manière électronique, et il est même possible de changer de méthode en cours d’archivage.

Bref, les conditions tant juridiques que techniques pour adopter la facture électronique sont maintenant réunies. Alors, comment expliquer cette position de parent pauvre de la facturation électronique dans un tel contexte ? Outre la réglementation TVA qui ne favorise pas les choses, on s’accorde à dire que l’absence de solutions conviviales, supranationales, facilement interopérables et nativement intégrables dans les outils informatiques déjà existants pèse également lourdement dans la balance au moment des choix des entreprises.

Le point central qu’il convient d’explorer, en définitive, est de savoir comment il est possible de sensibiliser, conseiller, mais également organiser, mettre en place une stratégie durable de déploiement optimal de la facturation électronique dans les entreprises, et plus particulièrement dans les PME. La signature d’un protocole avec le ministre Chastel, le 7 novembre 2013, sera un excellent prétexte pour dresser le bilan de nos actions et projets dans ce dossier et d’expliquer comment chacun d’entre nous peut agir au quotidien, notamment pour rencontrer, au travers de la numérisation de l’administration financière des entreprises, les nouvelles attentes des process comptables.

Salutations confraternelles,

                                            Bart Van Coile                                                           Benoît Vanderstichelen
                                            Vice-président                                                           Président

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