Un employeur sur quatre ne prévoit pas de budget formation

2/10/2017 - IEC

Trois employeurs sur quatre prévoient un budget formation pour leur personnel. C’est ce que révèle une enquête menée par Acerta auprès de 469 CEO et membres de direction. La moitié d’entre eux affirment par ailleurs que la formation est indispensable à la continuité de leur entreprise. La loi sur le travail faisable et maniable oblige les entreprises belges à organiser au moins deux journées de formation par travailleur par an en moyenne.

L’importance de la formation

À terme, l’objectif est de prévoir en moyenne cinq journées de formation par travailleur. Mais les entreprises ont encore du pain sur la planche, signale Acerta : « 25 % des employeurs accordent encore trop peu d’attention à la formation. Ils ne la prévoient pas. Cela ne signifie pas pour autant que le personnel ne bénéficie d’aucune formation, mais bien qu’aucun budget n’y est affecté. »

La moitié des employeurs consultés se disent cependant conscients de l’importance de la formation. Les travailleurs y voient un investissement en eux-mêmes et une forme de valorisation de la part de leur employeur. De leur côté, les employeurs savent que la formation leur permet de fidéliser leurs travailleurs à plus long terme et qu'elle donne à ces derniers les outils nécessaires afin de fournir un travail de meilleure qualité.

Les travailleurs ignorent l’existence d’un budget formation

Cette même enquête montre que les travailleurs ignorent souvent l’existence même d’un budget formation. C’est pour cette raison notamment qu’ils ne sollicitent pas de formation, précise Acerta. En effet, à peine 8 % des employés demandent eux-mêmes à être formés, généralement en concertation avec le supérieur hiérarchique. L’écart est moins net chez les ouvriers, qui sont un tiers à demander des formations.

Sources : Acerta, Belga

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