Formation continue : la connaissance comme pierre angulaire de la qualité 

Chères consoeurs, chers confrères,

En début de mandat, le Conseil a décidé d’axer son plan d’action 2009-2012 sur la « Qualité ». Dans cette approche axée sur la qualité, la « formation continue » occupe une place centrale. Celle-ci doit être à la fois approfondie et de qualité.

Les défis que nous sommes amenés à relever dans notre profession sont considérables.

Il suffit de songer aux connaissances toujours plus complexes et plus spécialisées exigées par nos clients. En plus de maîtriser les connaissances de base, nos clients attendent de nous que nous actualisions nos connaissances.

En effet, la « connaissance » constitue l’un des fondements de notre profession, elle est indispensable pour pouvoir offrir à nos clients la valeur ajoutée et le service de qualité qu’ils demandent. Tout l’art consiste à allier connaissance, expertise et talent. Nos clients placent une grande confiance dans l’expert-comptable et/ou le conseil fiscal, dans sa capacité à avancer des solutions techniques extrêmement fiables et précises. Cette connaissance est absolument indispensable pour pouvoir mettre en avant la valeur ajoutée de nos conseils en termes de réactivité, de proactivité, de pertinence et d’efficacité.

Une connaissance approfondie est également un élément essentiel sur la voie de l’innovation et dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. De plus, le maintien d’une connaissance approfondie occupe une place centrale dans l’implémentation réussie de la « norme relative à la revue qualité ».

Pour atteindre cet objectif, le Conseil a chargé la Commission de formation continue de mettre en 2011 et 2012 un accent tout particulier sur le contrôle des rapports de formation.

Ainsi, si la toute grande majorité de nos membres est consciente de l’importance du suivi de la formation continue, et se consacre avec assiduité au maintien et à l’amélioration de ses connaissances professionnelles, force est de constater qu’une minorité ne semble cependant pas avoir été touchée par la communication intense et ciblée menée par l’IEC au cours des dernières années.
Dès lors, près de 200 membres défaillants ont été invités à se présenter en octobre 2011 devant la Commission de formation continue, pour un entretien dont l’objectif était d’amener chaque professionnel à s’engager à un plus grand respect de l’obligation déontologique à l’avenir.
Lors de cette journée, la Commission de formation continue a cependant dû prendre acte du désintérêt de certains membres. En fonction de l’importance des carences constatées, et de (l’absence de) leur réaction, le Conseil s’est donc résolu à renvoyer près de quarante confrères en novembre 2011 devant les instances disciplinaires.    

En 2012, la Conseil a poursuivi cet effort et a dû se résoudre, voici un mois, à prendre la décision de renvoyer à nouveau plus de cinquante confrères devant la Commission de discipline.

Enfin, comme l’an passé, une centaine de membres défaillants ont été invités, la semaine dernière, devant la Commission pour un entretien quant à leur manquement en matière de formation continue.

Ce faisant, le Conseil entend délivrer un message clair sur le caractère primordial de la formation continue dans notre profession, eu égard notamment au respect des règles internationales.

Nous restons effectivement persuadés que la formation reste la voie par excellence de l’apprentissage de notre profession, de ses codes et comportements, de son éthique ainsi que du maintien et du développement de ses compétences.
La formation est continue. Bien davantage qu’une obligation, loin d’être une contrainte, c’est aussi et avant tout le levier de la qualité.

Confraternellement,

Jean-Luc Kilesse
Secrétaire du comité exécutif